3 avril 2007- Pour Nora

Plus de vingt ans c’est peu
Lorsque je sens
Que la plupart
Ne la vivra jamais
J’ai cherché l’amitié
L’ai brisée
Lorsqu’elle me décevait
Et puis j’ai rencontré
Nora
(oh, oh Nora ! y a tant de phrases qu'on dit que je ne dirai pas :-)
Avec Nora
C’est de l’indescriptible
Le mot et l’image
Epuisent l’indicible
Mais il faut essayer
Rien que pour la faire rire
Elle qui dit
"Tes poèmes sont looooongs"
Va falloir que j’indique
Par un astérisque
Comme le coup de cymbale
D’un spectacle comique
(De seconde zone)
Les emprunts faits à Gad
Et si le poème est long
J’écrirai un Nora I, II et III
Comme Richard I, II et III*

Nora m’a appris
Ce que sont les deux moitiés
D’un cerveau
Lorsque le sien
Electrise le mien
Pour lui dire
Faut pas trop réfléchir*
Bouge-toi, t’es capable
T’endors pas
Et que le mien lui souffle
Tais-toi
Te fatigue pas
Je comprends
Ou une bêtise
Qui la fait rire

Je guette
La seconde de stupeur
Puis le rire fuse...
C'est quoi cette bouteille de lait?

Nora m’a appris
Ce que sont les deux cavités
D’un cœur
Quand la première dit
J’ai même pas mal
Et que l’autre répond si
Je vais prendre le relais
Pulser, drainer
Fluidifier les caillots
Epurer le sang et te donner du rythme

En moi Nora réconcilie
L’enfant qui rit et l’adulte qui vit
La femme qui aime et l’esprit qui régente
On parle de la vie
Et des marques de vernis
On joue les crevettes
On fait les paresseuses*
Rien que des parenthèses on tourne*
Et surtout qu’est-ce qu’on rit !
Par écrit ou ensemble
Jeux de mots, pas d’esprit
Des regards qui se croisent
Une simple intonation

Un émoticone jaune
Du Gad
Et de la générosité
Sans compter

Nora elle m’a appris
Que l’amitié c’est

Comprendre sans efforts
D’un œil acéré
Ressortir les facettes

De l'autre
Qui tranchent et blessent
Pour les arrondir
Et celles chatoyantes
Qu’on méconnaît de soi
Juger quand il faut
En couperet
Et dire t’as dé-co-nné*
Elaguer les scories
Et les grands discours
La vie en équations
Qui supposent toutes
Une solution

Nora m’a donné
De la confiance en moi
Des outils, des réflexes
Et une longue-vue pour
Tracer un chemin
Où j’existe
De la légitimité
Pour dire oui ou non
Même loin elle me prête
Une oreille attentive
Un écho de rires
Une âme sur laquelle
Emincer mes pensées

Plus que ma sœur
Cœur sur le cœur
Si tu pleures, je pleure*
Avec moi toujours
Sur les lignes droites
Et les tournants
Le regard rivé à terre
Ou plongé dans le ciel
Et bientôt j’écrirai un poème
Où je l’imiterai
Parce que Nora,
C’est bien plus qu’un poème

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